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L’adolescence ? La période où l’on devient dépendant au tabac !

La plupart des fumeurs sont devenus dépendants du tabac au moment de l’adolescence. Est-ce à dire que ce moment de la vie est en soi propice à la création d’une dépendance nicotinique ?
Une équipe américaine a tenté de répondre à cette question en suivant pendant 30 mois une cohorte de 679 jeunes de 12-13 ans. A trois reprises les adolescents ont été interrogés sur leur consommation de tabac. Au total, 332 ont déclaré avoir fumé au moins une fois. Près d’un sur deux est devenu accro au tabac. Une dépendance qui, soulignons-le au passage, s’est installée beaucoup plus rapidement parmi les filles.
Les auteurs insistent sur deux faits relativement nouveaux. Tout d’abord la rapidité avec laquelle la dépendance s’installe chez un ado. Ensuite la faible quantité de tabac qui peut suffire à générer cette dépendance.
Dépendants ? Oui, mais pas à vie ! A l’occasion des trois entretiens individuels, les adolescents ont reçu des conseils adaptés à leur degré de dépendance. Ainsi, parmi les 332 préadolescents qui fumaient au début de l’étude, 75 seulement continuaient lors du dernier entretien. Si cette étude témoigne de la vulnérabilité des adolescents face au tabac, elle démontre aussi qu’un conseil personnalisé bien ciblé permet, 3 fois sur 4, de se sortir du piège.
Sources: Tabac Actualités, n°31

(Destination Santé)


Le cannabis : un obstacle majeur au sevrage tabagique

D’après une étude américaine, la consommation de cannabis est un facteur d’échec très important du sevrage tabagique.
Une équipe de l’Université Johns Hopkins, de Baltimore, a analysé les habitudes tabagiques de 431 adultes de moins de 45 ans. Au départ de cette étude il y a… 13 ans, 41% avaient déclaré n’avoir jamais fumé de cannabis, mais 27% étaient des fumeurs occasionnels. Enfin, 9% de ces candidats au sevrage tabagique ont fait état d’une consommation quotidienne de cannabis
Treize ans plus tard, les résultats obtenus sont particulièrement parlants. Les fumeurs qui avaient déclaré être également consommateurs de cannabis sont en effet trois fois plus nombreux à être, aujourd’hui encore, fumeurs de cigarettes. Les auteurs considèrent ainsi que les difficultés à rompre définitivement avec le tabac pourraient être l’un des principaux effets secondaires de la consommation de cannabis. Voilà en tout cas un travail qui devrait contribuer à sensibiliser celles et ceux qui ont tendance à banaliser les uns comme les autres au risque représenté par les intoxications croisées ou multiples : tabac-cannabis, tabac-alcool, cannabis alcool tabac…

Sources: Tabac Actualités, n°30


Philip Morris admet la dangerosité des cigarettes légères

NEW YORK (AFP) - Le géant américain du tabac Philip Morris admet que les cigarettes dites légères ne sont pas moins dangereuses pour la santé que les cigarettes ordinaires, et va en avertir les fumeurs à l'aide d'une note insérée dans ses paquets, a-t-il indiqué mercredi dans un communiqué.
Dans un petit fascicule qui sera inséré pendant une durée limitée dans la cellophane entourant les paquets de cigarettes portant la mention "légères" (light), Philip Morris indique en effet que les niveaux de goudron et de nicotine contenus dans les publicités de cigarettes ne sont pas nécessairement de bons indicateurs des quantités de ces substances inhalées par les fumeurs.
"Vous ne devez pas considérer que" les cigarettes contenant soit-disant moins de goudron sont "moins dangereuses que les marques de cigarettes normales ou que (les cigarettes dites légères) vous aideront à arrêter de fumer", écrit aussi Philip Morris sur cet encart.
Celui-ci précise qu'il n'y pas de cigarettes sans dangers et que pour éliminer tous risques, la seule chose à faire est d'arrêter de fumer.
Ce message devrait toucher 86% des fumeurs de cigarettes légères, affirme encore Philip Morris.
Michael Pfeil, un porte-parole du fabricant de tabac, cité par le communiqué a déclaré que cette décision fait partie de "l'effort continu de la société d'informer les fumeurs adultes des risques du tabagisme".
"Philip Morris essaie juste de faire bonne figure face aux législateurs, parce qu'il vient de faire l'objet de poursuites de toutes parts", a estimé Joel Spivak, porte-parole de Campaign for Tobacco-free kids, une organisation de prévention contre le tabagisme.
"S'ils veulent s'attaquer sérieusement à ce problème, ils n'ont qu'une chose à faire: abandonner purement et simplement de tels descriptifs", a-t-il ajouté.
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Cigare: danger.

Fumer le cigare double le risque de mourir d'un cancer ou de certaines maladies cardio-vasculaires, révèle une étude présentée à Santa Fe (Nouveau Mexique), lors d'un congrès organisé par l'Association américaine de cardiologie. D'après les chercheurs, la fumée des cigares contient plus de nicotine, de goudrons et de monoxyde de carbone que celle de la cigarette. De plus, la nicotine du cigare pénètre l'organisme par les muqueuses de la bouche, sans qu'il soit nécessaire d'inhaler la fumée.

Source: AFP


Le cannabis plus nocif pour les poumons que le tabac

LONDRES (AFP) - Le cannabis est plus dangereux que le tabac et fumer trois joints de cannabis pur est aussi nocif aujourd'hui pour les poumons que fumer 20 cigarettes, affirme une étude médicale britannique publiée (...).Lorsque le cannabis est mélangé au tabac, les effets sont bien pires, ajoute l'étude de la British Lung Foundation (Fondation britannique du poumon) intitulée "A smoking Gun" ("De sérieux indices").Le goudron contenu dans le cannabis contient 50% de plus de carcinogènes (agents susceptibles de provoquer un cancer) que le tabac.L'étude montre que les dangers liés à la consommation de cannabis sont plus élevés aujourd'hui que dans les années 1960, le cannabis étant "15 fois plus fort" qu'à cette époque avec un taux de plus en plus important de THC (tetrahydrocanabinol), substance psychoactive du cannabis. Conséquence, selon les auteurs du rapport, les études menées dans les années 1960 ne sont plus applicables aujourd'hui." Ces statistiques seront une surprise pour beaucoup de gens, en particulier ceux qui ont choisi de fumer du cannabis plutôt que du tabac pensant que le cannabis est moins dangereux pour eux", a commenté le Dr Mark Britton, président de la fondation."Il est vital que les gens soient totalement informés des dangers afin de pouvoir prendre leur décision en conscience et connaître les dommages que cela peut causer", a-t-il ajouté." Ce rapport ne porte pas sur l'aspect moral du bien et du mal concernant l'usage de cannabis, il veut simplement aider tout un chacun à comprendre clairement les risques respiratoires que cela comporte", a-t-il souligné."Les bouffées et volume d'inhalation avec le cannabis sont jusqu'à quatre fois plus importants qu'avec le tabac", a expliqué pour sa part la directrice de la fondation, Helena Shovelton."En d'autres termes, vous inhalez plus profondément et retenez votre respiration avec la fumée plus longtemps avant de souffler" l'air resté dans les poumons. Le résultat, a-t-elle conclu, "est que plus de monoxyde de carbone et de goudron entrent dans vos poumons".


Cancéreux : il n’est pas trop tard pour arrêter de fumer !

« Des stratégies destinées à aider les cancéreux à cesser de fumer doivent absolument être mises en place dès que leur maladie est diagnostiquée».
Pour y parvenir, le Dr Ian Olver, du Royal Adelaïde Hospital Cancer Centre en Australie, a mené une étude sur 384 cancéreux afin d’évaluer l’efficacité des techniques d’auto motivation employées pour les encourager à l’arrêt du tabac.
Les résultats se sont révélés peu convaincants. Toutefois, cette méthode aurait permis de prévoir quels sont les patients les plus susceptibles de s’arrêter. Notamment ceux qui pensentque leur tabagisme est à l’origine de leur maladie. «Les professionnels doivent être réceptifs lorsqu’ils abordent le sujet avec ces patients. Ils doivent essayer de comprendre pourquoi ils fument. Par exemple, si le patient fume parce qu’il est stressé, c’est la cause du stress qui doit être traitée », souligne Ian Olver.
Par ailleurs, il a tenu à tordre le cou à une idée reçue : «Beaucoup de patients croient qu’une fois leur cancer diagnostiqué, il est trop tard pour s’arrêter de fumer. Ce n’est pas vrai. Il n’est jamais trop tard. Le fait d’arrêter de fumer peut en effet améliorer le pronostic, mais aussi la qualité de vie des patients».

Source: Congrès européen d’oncologie médicale organisé par l'ESMO ( European Society for Medical Oncology), octobre 2002


560 morts à l’heure, 13 400 par jour…

… C’est l’effarant bilan du tabagisme au niveau mondial, établi à Genève par les auteurs de « l’Atlas du Tabac de l’OMS. » Avec 4,9 millions de morts par an, la plus grande épidémie évitable au monde n’épargne aucune nation, aucune population.
La directrice générale de l'OMS,Dr Gro Harlem Brundtland, vient de déclarer à Genève que cet atlas, « en présentant de manière simple des données statistiques et épidémiologiques complexes, permet à chacun de mieux comprendre les faits et de les utiliser avec efficacité. »
Edité en anglais seulement - hélas – cet ouvrage démontre que la consommation augmente partout dans le monde. Que les 4,9 millions de morts par an d’aujourd’hui deviendront 8,4 millions en 2020 ! Publié alors même que les Etats membres de l’OMS sont réunis à Genève pour négocier le projet de convention cadre pour la lutte anti-tabac.
Ce n’est pas un hasard bien entendu. Car ainsi que l’explique le Dr Judith Mc Kay, auteur de l’Atlas avec le Dr Michael Eriksen qui est un ancien directeur du US Office on Smoking and Health, « les mesures prises aujourd’hui détermineront la réalité de demain. Et l’atlas doit être un outil précieux pour lutter contre l’épidémie de tabagisme. » Pour en prendre connaissance, avec un accès à toutes les cartes et statistiques, http://www5.who.int/tobacco/

(Destination Santé)


Tabac : et voici maintenant le cancer du sein !

Votre fille fume ? Prévenez-la qu’en plus des risques cardio-vasculaires et de cancers colorectal, du poumon, de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’oesophage, du pancréas, du rein et de la vessie, elle pourra aussi développer un cancer du sein !
Pierre Band et ses confrères, de l’Agence contre le Cancer de Colombie britannique à Vancouver (Canada), ont comparé les antécédents tabagiques de femmes avec ou sans cancer du sein. Celles qui avaient commencé à fumer dans les cinq ans suivant leurs premières règles présentaient un risque augmenté de 70% par rapport aux non-fumeuses.
Ces résultats soulignent l’importance de la prévention du tabagisme. Et cela dès le plus jeune âge. Comme l’explique Pierre Band, « les dégâts sont d’autant plus importants que le tissu mammaire est plus sensible aux carcinogènes environnementaux au cours de la puberté. »

Sources: The Lancet 3 octobre 2002


Mort subite du nourisson : Le tabac mis en cause.

Des chercheurs de l'Institut Pasteur, du Karolinska Institute et de l'hôpital Robert-Debré qui fait partie de l'Inserm( Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale )ont découvert comment la nicotine, en altérant les réflexes inspiratoires du sommeil, peut entraîner la mort subite du nourrisson.

- A quoi attribue-t-on habituellement ces morts subites et sont-elles fréquentes?

Il s'agit là de la première cause de mortalité en France dans la première année de la vie: de 300 à 400 cas annuels environ. On ne connaît pas encore les causes, mais seulement certains facteurs de risque, tels la façon dont le bébé est couché, une mère fumeuse durant sa grossesse et dans une moindre mesure, le tabac dans l'environnement du berceau après la naissance (un parent fumeur crée un risque).

- En quoi ont consisté les travaux de l'Institut Pasteur ?

Les études concernant le lien entre le tabac et la mort subite du nourrisson ont été effectuées par trois laboratoires:ceux de l'Institut Pasteur, du Karolinska Institute de Stolckom et de l'Hôpital Robert-Debré (de l'INSERM).Nous avons analysé des souris adultes chez lesquelles une composante du récepteur de l'acétylcholine (aussi celui de la nicotine), la sous-unité bêta-2, avait été inactivée, génétiquement dès la conception des animaux (toutes ces souris avaient donc perdu ce récepteur dans le cerveau dès l'état fœtal).Elles ont été placées avec d'autres souris normales (le groupe témoin) dans un appareil servant à mesurer la respiration, le pléthysmographe, dans lequel les animaux s'endorment et se réveillent spontanément. Durant un épisode de sommeil, le taux d'oxygène est brutalement diminué pour les mettre en état d'hypoxie. On étudie alors le réflexe de réveil. On s'est aperçu que ce réveil était fortement atténué chez les souris modifiées génétiquement, comparativement aux souris normales. Une fois réveillées, celles sans récepteur d'acétylcholine respiraient différemment: comme par compensation, leur amplitude respiratoire avaient augmenté de façon inhabituelle.

- En fait que vous ont appris ces résultats?

On a eu la démonstration que le récepteur bêta-2 de l'acétylcholine, qui est aussi celui de la nicotine, est indispensable au bon fonctionnement du réflexe de réveil. L'hypothèse est que durant la vie fœtale une exposition chronique à la nicotine altère les propriétés de ce récepteur, ce qui modifiera chez le nourrisson ce réflexe de survie après la naissance. Un bébé chez lequel le récepteur aura été altéré durant son développement fœtal par la nicotine de sa mère présentera une prédisposition à un arrêt respiratoire durant son sommeil...Une femme enceinte qui fume! Cela ne devrait plus exister. Surtout qu'en plus de la nicotine d'autres agents toxiques sont susceptibles de porter atteinte au fœtus et d'altérer sa santé: les goudrons, les gaz variés...

- A l'Institut Pasteur, quelles études poursuit-on sur les conséquences néfastes du tabac?

Nous travaillons très spécialement sur les mécanismes de la dépendance à la nicotine, qui est une drogue, et sur les conséquences du sevrage qui conduisent à récidiver.

(Paris Match, 17 Octobre 2002)


Tribune de Genève, 23 Septembre 2002, rubrique

Ce lundi est pour moi un grand jour! Je fête mes trois mois et demi de teint clair et de poumons rose bébé.
Oui! Voilà trois mois et demi que j'ai arrêté de fumer. Que j'ai dit salut, bye-bye, ciao à cette fichue clope qui m'a jauni les doigts et noirci les dents pendant tant d'années. C'est que j'en avais ras le cigare de me faire mener par le bout du nez par un bout de filtre. Et Dieu sait si j'en descendais! Combien? Quand on aime, on ne compte pas...
Je me suis dit: « Je veux cesser, mais je n'y parviendrai jamais seule. » Alors, j'ai découvert sur Internet le site « Tabac Stop Center ». On y explique qu'on vous délivre de la « gauloise » grâce au programme 100% naturel et indolore « soft laser ». Et on vous assure que « le laser relève le taux d'endorphines à un niveau suffisant pour diminuer la dépendance physique à la nicotine ». Le traitement comprend deux séances de 30 minutes et un suivi gratuit d'une année en cas d'éventuelles rechutes. À l'allure où je toraillais, la somme demandée serait amortie en moins de deux mois.
Me suis donc pointée dans ledit centre à Chêne-Bougeries un beau jour de juin. Jean-Louis a promené un appareil pas plus grand qu'un paquet de cigarettes sur quelques points de mon corps. Pour me passer l'envie de fumer et éviter de manger à l'excès et de stresser à mort. « Mouais! » que je me suis dit sceptique pendant la séance, tandis qu'il m'expliquait que la méthode réussissait à 80%...
Donc 20% d'échec. Dans quel pourcentage allais-je valser?
Étonnant! Depuis ce jour-là, 17 h 30, je n'ai plus tiré une bouffée. Avec quelques petites souffrances, mais bien moins que je ne l'imaginais.

Je respire enfin. Champagne!
Julie


Les enfants deviennent de plus en plus accros au tabac

Les enfants deviennent très rapidement "accros" à la nicotine et cela même en fumant relativement peu de cigarettes, deux par semaine peuvent suffire, selon une étude américaine publiée dans la revue spécialisée Tobacco Control.
"Les enfants deviennent dépendants à la nicotine à une rapidité étonnante et avec des quantités de tabac si faibles que personne n'avait considéré cela comme possible", estiment les auteurs dansce magazine trimestriel édité par le groupe du British Medical Journal Publishing Group.
Les chercheurs ont interrogé à plusieurs reprises, sur une période de 30 mois, 679 écoliers de 12-13 ans. Parmi 332 écoliers ayant essayé de fumer, même une bouffée, 40% ont signalé des symptômes de dépendance (avoir absolument besoin de fumer, difficulté à s'arrêter, irritabilité ou anxiété quand on ne peut pas fumer...). Pour les filles "accros", la dépendance est apparue plus vite que chez les garçons, trois semaines en moyenne (contre 183 jours) après avoir commencé à fumer de temps en temps.
"Certains de ces enfants ont été piégés en quelques jours après avoir commencé à fumer", relève le Dr Joseph DiFranza de l'Université du Massachusetts, responsable de l'étude.
"La vitesse à laquelle sont apparus les signes d'assuétude est peut-être encore plus surprenante", ajoutent les auteurs. Jusqu'à présent, selon eux, on pensait qu'elle ne survenait que lorsque les jeunes fumaient au moins dix cigarettes par jour.
Selon l'étude, la moitié des jeunes présentant des signes de dépendance au tabac fumaient en moyenne deux cigarettes par semaine, et pour les deux-tiers, la dépendance apparaissait avant qu'ils ne fument quotidiennement. Cependant lors de la dernière interview, 75 des 332 des jeunes adolescents fumaient encore, les autres ayant arrêté.
Les enfants diffèrent des adultes en matière de nicotine. Le cerveau adolescent encore en développement serait plus vulnérable aux dépendances que celui des adultes, et l'impact de la nicotine serait plus fort et plus long chez les adolescents, suggèrent les auteurs.
"Les données des études sur l'Homme et l'animal m'ont conduit à suspecter que la dépendance à la nicotine commence, dans beaucoup de cas, avec la première cigarette", conclut le Dr DiFranza.


Fumeurs, non-fumeurs : une question de modes de vie.

La pratique d'un sport est davantage une conduite de non-fumeur, en particulier chez les hommes. De même, les non-fumeurs sont plus nombreux que les fumeurs à éviter les aliments trop riches en matières grasses ou en sucres.
Les accros à la cigarette ne sont pas friands de légumes comme les haricots verts ou les carottes. Quant aux crucifères - les choux, radis, cresson, navets - ils n'en raffolent pas non plus. Enfin, leur consommation de fruits est inférieure de 20% à 50% à celle des non-fumeurs. ..
" Les grands fumeurs ", c'est-à-dire ceux qui consomment plus de 20 cigarettes par jour, absorbent moins de calcium, de vitamines C et de fibres. Ils ont également plus de cholestérol que toutes les autres tranches de la population....
Bref, les fumeurs mangent mal. Et ils en sont conscients ! Près d'un sur trois reconnaît avoir un comportement alimentaire " pas très équilibré, voire pas du tout équilibré ". Ce n'est le cas que d'un non-fumeur sur quatre en moyenne. Et après tout, voilà qui n'est pas très étonnant dans la mesure où le tabagisme même, procède d'un trouble du comportement lié à une dépendance pharmacologique.


Le tabac rendrait-il idiot ?

Le tabac est nocif pour nos poumons, notre cœur, nos artères et... notre cerveau !
L'INSERM publie une étude selon laquelle lorsque les gros fumeurs décident d'arrêter de fumer, ils subissent une altération des mécanismes d'apprentissage et de mémorisation. En clair, plus la dose de nicotine consommée était élevée, plus il y a de neurones détruits. Dans le même temps, la production de nouvelles cellules avait été ralentie...
Vous ne vous souvenez déjà plus pourquoi vous avez commencé à fumer ? Il est vraiment temps d'arrêter.


La nicotine s'attaque à la production de neurones

PARIS (AFP) - Composant de la cigarette considéré comme responsable de la dépendance, la nicotine réduit la fabrication de nouveaux neurones, révèle, pour la première fois, une étude française publiée dans le numéro de mai de la revue américaine Journal of Neurosciences.
Les travaux des chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) ont été menés sur des rats, sur une région du cerveau --le gyrus dentelé-- ayant la particularité de produire de nouveaux neurones tout au long de la vie et d'intervenir dans les processus d'apprentissage et de mémorisation.
Les effets stimulants de la nicotine sur les fonctions cognitives ont été depuis longtemps démontrés, mais il apparaît aussi qu'en situation de sevrage, les gros fumeurs subissent une altération des mécanismes d'apprentissage et de mémorisation. Ce qui laisse supposer qu'une exposition chronique à la nicotine a des effets délétères sur le cerveau perturbant les performances cognitives.
C'est pour tenter d'expliquer cette observation, jusqu'alors non étayée biologiquement, que les chercheurs de l'INSERM ont choisi d'étudier la plasticité (les changements de fonction ou de structure) d'une région particulière du cerveau de rats.
L'analyse des données recueillies sur ces rongeurs montre que la prise de nicotine réduit la fabrication de neurones, et ce d'autant plus que les rats se servent plus copieusement en nicotine.
Lors de l'expérience, qui a duré 42 jours, le nombre des nouveaux neurones a décliné de plus de moitié entre le groupe des rats qui ne recevaient pas de nicotine, et ceux qui prenaient la dose médiane déterminée par les chercheurs (0,04 mg par kilogramme).
De même, les biologistes ont constaté que l'expression d'une protéine caractéristique (la PSA-NCAM), normalement produite lors de la migration des neurones, était abaissée de 44% entre ces deux groupes. De plus, la mort cellulaire a augmenté de façon d'autant plus marquée que la dose de nicotine absorbée était élevée.
Les doses de nicotine fournies aux rats sont proches de celles absorbées par les fumeurs, soulignent les auteurs de l'étude, Djoher Nora Abrous et Pier-Vincenzo Piazza, de l'unité INSERM 259 basée à Bordeaux et dirigée par Michel Le Moal.
Jusqu'à présent, peu de travaux ont fait état d'effets négatifs de la nicotine sur le cerveau et ce composant a même, dans certains cas, été reconnu pour son action bénéfique sur le système nerveux et donc, sur les neurones.


Dernière mise à jour : 22.11.2006

 


Philip Morris accusé de vendre des filtres défectueux

Des chercheurs américains accusent le géant du tabac Philip Morris Inc d'avoir commercialisé pendant 40 ans des cigarettes dont les filtres étaient défectueux.
Les chercheurs de l'Institut sur le cancer de Roswell Park, à Buffalo (New York), affirment que les filtres des cigarettes incriminées laissent s'échapper des fibres et des particules de charbon potentiellement dangereuses pour la santé.
"Le filtre des cigarettes est défectueux; Philip Morris est au courant du défaut de ses filtres depuis plus de 40 ans", déclare le Dr John Pauly, de l'Institut Roswell, dans un rapport publié par le journal Tobacco Control.
Mais Philip Morris, l'un des plus grands producteurs de cigarettes au monde, a répondu que les filtres incriminés n'augmentaient en rien le risque pour à la santé associés à la consommation de tabac et que l'entreprise n'avait pas cherché à cacher ce défaut aux chercheurs.
"Nous prenons très au sérieux les informations scientifiques selon lesquelles un aspect de nos produits pourrait augmenter les risques pour la santé de la consommation de tabac, mais selon notre interprétation des données disponibles, je ne pense pas que les filtres entraînent un risque supplémentaire de santé pour les fumeurs", a déclaré un porte-parole de l'entreprise.
Quatre-vingt dix pour cent des cigarettes vendues dans le monde sont pourvues de filtres.
Pauly et son équipe fondent leurs conclusions sur 61 documents émanant de Philip Morris, des brevets américains et des documents judiciaires, ainsi que sur des informations provenant de bases de données scientifiques et médicales


Les cigarettes mentholées plus dangereuses que les classiques? - par Erin McClam--

ATLANTA (AP) -- Les cigarettes au menthol sont-elles plus dangereuses pour la santé que les cigarettes classiques? Les résultats des récentes études divergent et les scientifiques, qui pour l'instant ont du mal à trancher, demandent de nouvelles recherches.
Certains soupçonnent le menthol, avec son goût frais et doux, d'inciter les fumeurs à tirer davantage sur leur cigarette et à inhaler ainsi plus de nicotine. Le menthol est également soupçonné d'endommager les cellules et de permettre aux toxines de pénétrer plus facilement dans les poumons, provoquant le cancer.
''Pendant des années, nous avons considéré que le tabac était si souvent mortel que les ingrédients des cigarettes n'étaient qu'une question secondaire'', note Jack Henningfield de l'université Johns Hopkins. ''Nous sommes en train de reconnaître que leur composition peut changer beaucoup de choses''.
Le menthol est un alcool extrait de l'essencede menthe poivrée, souvent utilisé comme anesthésique local. Il est incorporé dans divers produits d'hygiène comme la mousse à raser, le liquide pour les bains de bouche ou encore les pastilles pour l'haleine. Dans les cigarettes, il est censé donner un goût plus frais.
Le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (Center for Disease Control and Prevention, CDC) a passé en revue vendredi, au cours d'une conférence à Atlanta, les différentes recherches sur les dangers des cigarettes mentholées.
Le Dr Neal Benowitz, pharmacologue clinique à l'université de Californie à San Francisco, a exposé une étude concluant que le menthol n'était pas associé à une absorption plus importante de nicotine ou de monoxyde de carbone.
Mais Karen Ahijevych de l'Ohio State University a présenté des données préliminaires montrant que le menthol augmente l'exposition au monoxyde de carbone, au moins chez les hommes, et élève la concentration de nicotine dans le plasma.
Et d'autres études suggèrent que le menthol abîme les cellules et les rend plus perméables aux toxines cancérigènes.
Les dangers éventuels du menthol sont d'autant plus alarmants qu'ils concernent des populations dont les taux de tabagisme sont plus élevés que la moyenne. Selon le Dr Benowitz, 75% des fumeurs noirs préfèrent les cigarettes mentholées, contre 20% des fumeurs blancs. Les adolescents qui fument pour la première fois sont également plus susceptibles d'opter pour les mentholées.
Le CDC d'Atlanta souhaite encourager les recherches sur les dangers du menthol. Il vient d'ailleurs de commencer une étude détaillée sur les fumeurs qui passent des cigarettes classiques aux mentholées.
Pour l'instant, les scientifiques s'accordent au moins sur un point: avec le menthol, les fumeurs tirent plus facilement de profondes bouffées, ce qui peut les conduire à fumer plus vite et à griller davantage de cigarettes en un temps plus court.
''Le menthol peut faciliter la dépendance'', résume le Dr Steve Sidney, chercheur chez Kaiser Permanente. ''Et tout ce qui facilite la dépendance au tabac est mauvais pour la santé.''


Ravage du tabac en Suisse

En Suisse, environ 8000 personnes meurent chaque année de maladies attribuables au tabac. La dépendance à l’égard de la cigarette coûte 10 milliards de francs suisses par an alors que l’impôt sur le tabac ne rapporte que 1,7 milliard de francs non affectés à la prévention du tabagisme. (…) Or,le Conseil fédéral n'a pas modifié le rapport de force actuel;il a certainement craint de se mettre à dos l’industrie du tabac ".
N.B. La prévention relève notamment des organisations suivantes représentées au sein du Bureau pour une politique de santé: Association suisse pour la prévention du tabagisme (AT), La Ligue pulmonaire suisse, l’Institut suisse de prévention de l’alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA), la Ligue suisse contre le cancer (LSC), Promotion santé suisse, la Société suisse de santé publique (SSSP), la Fédération des médecins suisses (santésuisse), la Fédération des assureurs maladie et la Fondation pour la protection des consommateurs.
Source : AT Suisse.


Les acteurs fument... les jeunes s'intoxiquent !

Les images de stars " cigarette au bec " ne manquent pas, tant à la télévision que sur les écrans de cinéma. Avec semble-t-il une incidence directe sur l'initiation à la cigarette des jeunes adolescents.
James Sargent et ses collaborateurs ont étudié 4919 élèves entre 9 et 15 ans scolarisés dans l'état du Vermont, aux Etats-Unis.
Ils ont demandé aux jeunes s'ils avaient déjà essayé de fumer, et s'ils avaient vu des films figurant sur une liste de 600 titres. Tous comportaient des scènes - cinq en moyenne - où la cigarette était particulièrement mise en valeur.
Et les résultats sont sans équivoque ! La prévalence des enfants qui ont commencé de fumer s'est élevée à 4,9% parmi ceux qui avaient vu entre 0 et 50 scènes de tabagisme, à 13,7% pour ceux qui en avaient vu de 51 à 100 scènes, et enfin de 31,3% pour ceux qui avaient vu plus de 150 scènes de tabagisme.
La responsabilité directe de l'industrie du cinéma dans le tabagisme juvénile est ainsi établie. D'ailleurs, certains acteurs n'hésitent pas à signer des contrats mirobolants avec certaines marques de cigarette ! Il serait peut-être temps d'inverser la tendance ?

Source : British Medical Journal, 15 décembre 2001


Des effets à retardement : cigarette et hormones féminines, cigarette et vieillissement de la peau.

A plus longue échéance, le tabac gêne le fonctionnement du système hormonal féminin et provoque :
. avant la ménopose, une baisse de fertilité
. une survenue précoce de la ménopause (en moyenne deux ans plus tôt)
. après la ménopause, une augmentation de la décalcification (ostéoporose, fagilité osseuse.)
Par ailleurs, le tabac diminue l'arrivée du sang et de l'oxygène vers la peau, ce qui a plusieurs conséquences visibles : la peau devient terne, elle perd de sa souplesse, les rides sont plus précoces et plus profondes. Les effets sont d'autant plus manifestes que l'efficacité des soins du visage est diminuée par l'action de la cigarette. Ne pas fumer contribue donc à ralentir le vieillissement de la peau.


Un risque immédiat : cigarette et contraception.

La combinaison « pilule-tabac » favorise la formation de caillots sanguins, abîme la paroi des vaisseaux et les rétrécit. C'est la raison pour laquelle, chez les femmes qui utilisent un contraceptif oral, les risques d'accidents cardio-vasculaires ( infarctus, accident vasculaire cérébral), de phlébite ou de thrombose veineuse sont significativement augmentés. Après 35 ans, ce risque est encore plus important.


Tabagisme féminin : des riques encore méconnus.

Les femmes sont, dans leur majorité, conscientes des dangers liés au tabac pendant la grossesse : fausse couche, naisance prématurée, faible poids à la naissance. En revanche, elles ignorent trop souvent qu'en dehors de cette période, elles subissent aussi les effets nocifs du tabac sur leur santé ; en particulier du fait des interactions dangereuses qui existent entre le tabac et le système hormonal féminin.


Grande-Bretagne: 57 personnes prenant du Zyban sevrage pour fumeurs sont mortes

L'agence gouvernementale Medical Control Agency (MCA) précise cependant que le rôle du Zyban dans la mort de ces personnes "n'est pas prouvé" et que "dans la majorité des cas, la condition physique de ces personnes pourrait expliquer" leur mort. Dans 14 de ces cas, les patients ne prenaient plus de Zyban au moment de leur décès, a ajouté l'agence gouvernementale. Le Zyban,un médicament destiné au sevrage des fumeurs, est produit par le groupe britannique GlaxoSmithKline. Au 30 novembre 2001, il avait été prescrit à environ 500 000 personnes en Grande-Bretagne. Au 10 janvier 2002, la MCA avait répertorié près de 7000 cas de "réactions négatives" intervenues après la prise du Zyban. Il s'agissait notamment d'insomnie, urticaire, maux de tête, nausée et vertiges.


Cigarettes légères : moins nocives ?

De plus en plus de gens tentent d'arrêter de fumer, grâce aux patchs et autres substituts nicotiniques. De multiples campagnes d'information et de prévention des risques liés à la consommation de tabac ont permis une prise de conscience générale des méfaits de l'addiction au tabac. Mais tout le monde n'a pas la volonté nécessaire pour mener à bien cette ambitieuse entreprise. Aussi certains se rabattent sur les cigarettes légères ( "light" ), pensant qu'elles sont moins nuisibles à la santé que les cigarettes dites "normales".
Malheureusement, personne à l'heure actuelle n'est en mesure d'affirmer que ces cigarettes légères soient moins nocives pour la santé que les cigarettes normales. A la demande de l'agence gouvernementale FDA (Food and Drug Administration)l'Institut Américain de médecine (Institute of medecine / US Department of Health) s'est penché sur le sujet et rendu son rapport fin février : rien ne permet d'affirmer que ces cigarettes exposent moins le consommateur aux substances cancérigènes. On peut penser que ces cigarettes légères permettent au fumeur d'inhaler moins de substances cancérigènes que s'il fumait des cigarettes traditionnelles ; cependant, les fumeurs de cigarettes légères auraient tendance à en fumer plus et à tirer de plus grosses bouffées. En clair, ne pensez pas que fumer des cigarettes légères soit un moindre mal : fumer "léger", c'est fumer quand même !


Les BPCO : méconnues, mais tellement présentes...

En France, 2,5 millions de personnes sont atteintes de broncho-pneumopathies chroniques obstructives, ou BPCO. En cause, le tabac... encore une fois !
Aujourd'hui, la Société de pneumologie de langue française (SPLF) lance une vaste campagne de communication afin de mieux faire connaître ces affections. Du grand public bien sûr, mais aussi des... médecins ! Car les BPCO restent aujourd'hui trop tardivement diagnostiquées et mal prises en charge.
Elles sont en effet trop souvent confondues avec l'asthme. Caractérisées par une obstruction progressive des bronches, elles entraînent alors une diminution progressive mais... irréversible du débit respiratoire. A terme, l'évolution se fait sous la forme d'une insuffisance respiratoire chronique obstructive. Et à ce stade, le malade doit être traité à domicile, par oxygénothérapie...
D'après l'OMS, les BPCO constituent la 6ème cause de mortalité dans le monde ! Et elles seraient très largement sous-diagnostiquées. A tel point que 12% de la population dans les pays développés seraient concernés. En France, elles font chaque année 15 000 victimes. Des fumeurs en majorité, car un sur cinq de ces derniers, après 40 ans, est atteint de BPCO !

Source : Le Quotidien du Médecin, 29 novembre 2001, Antadir, 21 novembre 2001


Un milliard de morts dus au tabac d’ici la fin du 21ème siècle

D'après un article publié dans la revue Nature Reviews Cancer, historien des sciences de l'état de Pennsylvanie, (Etats-unis),Robert Proctor, prédit plus dun milliard de décès provoqués par le tabac dici la fin de ce siècle.
La prédiction du chercheur est le fruit d’une série d’analyses historiques sur les taux de mortalité engendrés par le tabac et sur les niveaux globaux du tabagisme et de ses effets.
Proctor a notamment montré que le cancer du poumon était une maladie extrêmement rare avant le 20ème siècle, si rare d’ailleurs que les médecins de l’époque étaient surpris d’en voir.
Le lien entre l’incidence du cancer du poumon et le nombre de fumeurs a été réalisé pour la première fois en 1912 par Isaac Adler. La première analyse quantitative de ce lien n’a été cependant réalisée qu’en 1929, en Allemagne. La même année, la consommation mondiale de cigarettes était déjà de 600 milliards par an.
La consommation a augmenté de 10 fois aujourd’hui avec un pic en 1990. Dans son article, Proctor fait une description des différentes études sur l’épidémie du tabagisme, ses liens avec le cancer du poumon, les obstacles pour contrôler l’usage du tabac et la croissance des cas de cancers à travers le monde.
Les résultats de Proctor présentent des statistiques montrant qu’il y a un décès dû à un cancer du poumon pour 3 millions de cigarettes fumées. L’historien dit que comme la cigarette est très réglementée par les états, il est facile de prédire, grâce aux quantités produites, les conséquences à long terme de ses effets selon un niveau donné de consommation.

Source: Nature Reviews Cancer 2001/1,82-86


S'arrêter de fumer : une décision personnelle, un choix de vie.

Avoir conscience des risques est certes un premier pas vers l'arrêt du tabac. Mais la véritable clé de la réussite réside dans la motivation personnelle.
Un exemple ? Durant leur grossesse, 75% des futures mères fumeuses réussissent à s'arrêter.
Malheureusement elles sont une majorité à reprendre la cigarette après la naissance.
Pourquoi ? Parce qu'elles ont arrêté pour leur bébé, alors qu'un arrêt durable procède d'un choix personnel que l'on fait pour soi, pour son bien-être et son avenir.

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 



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